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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 17:01

Déjà une semaine qu'avec Vincent nous sommes allé nous promener sur l'arête Kufner au Mont Maudit. 

 

Dans le début des années 90, prétentieux que nous étions, et surement inconscient, on considéraient que la Kufner était un bon moyen de rentrer à l'aiguille du Midi quand la météo était mauvaise et que l'on ne pouvait pas envisager une grande course au Grand Pilier d'Angle ou ailleurs au départ du petit bivouac de Lafourche. Il est vrai que dans ces années on passait notre temps à monter et descendre par n'importe quel temps. 

Aujourd'hui ma vision de la montagne n'a pas changée. J'aime toujours autant être là haut par n'importe quel temps mais pas n’ importe où !!! Par contre mon engagement inconscient à changer, emmener quelqu'un là haut dans ce genre de course n'est pas anodin. On ne résonne plus pour soi mais bien en prenant en compte l'autre.

 

Quand on projette une belle grande course on la regarde non pas avec ses propres yeux, mais bien avec les yeux d'un guide qui emmène une personne. Les conditions, la météo sont souvent les premiers indicateurs puis viennent se juxtaposer l'expérience et le niveau acquis de la personne. La relation que l'on a avec elle, le niveau de confiance acquis ensemble. Puis viens enfin et surtout son propre ressentis sur le moment. Dans cette notion s’additionnent beaucoup de paramètres très personnels mais qui au final peuvent venir supplanter certaines faiblesses ou manquement de points d'avants ou au contraire annuler certains points forts. Ce ne sont pas des cases que l'on coche avant le départ mais bien des points que l'on observe, discute dans sa tête avant le départ. 

 

Pour moi la première des priorités est d'avoir envie. Avoir envie d'être là haut pour y passer du temps, ne pas être presser par des contraintes dans la vallée. Mais un des grands pièges de ces temps passé là haut est que l'on devient adict. Adict aux paysages, au lever de soleil, aux coucher de soleil, aux ciel étoilés, aux gouts de l'effort partagé, aux émotions...

 

Pour la Kufner avec Vincent, en plus de tout çà on retiendra :

- que la première ascension de cette arête c'est faite en 1887 par Mr Kufner et ces guide Burgener et Furrer. Rappelons que Burgener était le guide de Mummery. Il était basé à Saas Fee. Il est le premier à avoir gravit le Grand Drus, les arêtes du Zmutt et Furggen au Cervin, le couloir en Y à l'aiguille Verte et bien d'autres courses...

- que les pentes de glace chauffent toujours autant les mollets !!!

- le couloir d'attaque après celui de monté au bivouac de Lafourche est une bonne option quand on par de Torino.

 

Voici quelques photos de cette belle course avec Vincent.

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Vue depuis les oeufs d'Helbronner sur la combe Maudite. 

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Lever de jour derrière les aiguilles du Diable. J'adoreeeeeeeeeee !!!!

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La face Est du Mont-Blanc et ces grandes courses. 

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C'est presque joli. Quand on a vu çà un jour comment ne pas avoir envie de remonter là haut ?

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Une cordée au sommet de l'Androsace

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Beaucoup de neige pour la mi-aout

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les mollets chauffent

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Echapatoire depuis l'épaule. Trop de vent pour envisager de monter au sommet et surtout la neige accumulée dans la face nord est douteuse.

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Le vent est bien présent !!! 5 Polonais bon grimpeurs déescalade au dessus de nous !!! c'est quoi notre rôle : gardien de but ?

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retour au col entre le Tacul et le Maudit

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Les pentes que je ne voulais pas descendre si l'on sortait au sommet. 

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Published by jeanguide - dans Alpinisme
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