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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 10:05

En 2003 nous avions fait demi tour sur le Gimigela après avoir gravi la face sud et être sortis sur l'arête ouest vers 6900m. Avec Pierrick nous avions équipé toutes les goulottes de la face. Il ne restait plus qu'à installer le camp sur l'arête pour tenter le sommet. 

Mais la météo a tourné. Pendant 2 jours un vent de fou a soufflé. Des rafales à plus de 100 km/h. Impossible de remonter sur l'arête. A l'époque nous n'avions pas de routeur météo pour envisager une stratégie. Le lendemain de ces 2 jours il s'est mis à neiger. 1m50 sont tombés en 2 jours, comme on en rêve en ce moment pour nos massifs! Et la porte du sommet s'est refermée....

Cette année il a énormément neigé à la mi octobre. Le glacier pour approcher la face Nord du Kangchenjunga est recouvert de neige. L'espoir que la neige facilitera l'accès s'estompe rapidement. Là où nous mettions 2h en 2003, il nous faut presque 8h. Parfois nous tracons en ayant de la neige jusqu'au genou mais souvent mi cuisse. La neige n'a pas transformé du tout et une bonne couche de gobelets nous fait réfléchir pour les pentes qui dominent la face sud. Au fond de moi je suis un peu dégouté. J'hésite vraiment entre l'entêtement pour tracer dans cette neige ou basculer tout de suite sur une autre idée. Je passe une nuit à tergiverser. Oui - Non - Oui - Non ?

Quelle pugnacité ! Jusqu'où pousser sachant que je sais pertinemment qu'il sera difficile de renoncer quand on sortira sur l'arête, de ne pas faire un pas de plus pour juste voir... Et s'entêter à tracer, c'est aussi hypothéquer une autre ascension!

J'ai toujours posé comme conditions dans toutes mes expés qu'aucune montagne, aucune ascension ne valait le coup de ne pas en revenir entier.

Nier les risques reviendrait à jouer l'aveugle. J'en ai souvent rencontrés : à l'Ama Dablan (c'était ma première expé en pro) quand  il était tombé 2 mètres de neige quand nous étions au camp 3, au Kanguru quand une avalanche nous a balayés sous le camp 2,  j'ai aussi souvent croisé des grimpeurs qui ne sont pas revenus de la haut (Shishapangma). Toutes ces histoires m'ont renforcé dans l'idée que partir en expé c'était avant tout partir pour découvrir, explorer "à son niveau". Partir en expé pour absolument décrocher une altitude ou un sommet phare ne pouvait que trop souvent laisser un goût amer. Si le goût de l'engagement, de l'éloignement, de l'oxygène rare sont des saveurs que j'affectionne particulièrement, je ne peux me résoudre au fond de moi à l'entêtement irréfléchi.

Pour toutes ces raisons, je ne peux admettre la fatalité comportementale. Je ne peux accepter cette idée que la haut on est seul, que la haut c'est chacun pour soi, que la quête du plus haut ou du plus dur pour soi peut supplanter la notion de revenir sans son ami, son partenaire de tente.............entier. 

Cette règle m'a parfois fait faire des choix durs mais avec du recul je n'ai aucun regret. Je n'ai jamais cherché le défi personnel dans toutes ces ascensions. J'ai toujours recherché les émotions partagées. Grimper ensemble - grimper encordé - être au sommet ensemble - rentrer ensemble - rentrer entier.

Avant de partir j'écrivais à une amie que cette expé aurait un caractère spécial. Je partais sur la pointe des pieds. Sur les 4 guides que nous étions dans l'expé de 2003, je suis le seul aujourd'hui à être vivant. Tous sont partis en montagne. Jean Marc Genevois est parti en cascade de glace pendant l'hiver 2008. Ludo et Fabrice sont partis au Manaslu l'année dernière. 

Après une journée de portage en direction du Gimigela, avec Mamat nous nous rendons compte des quantités de neige. On brasse dans de la farine. L'arête sommitale se découpe derrière un immense panache de neige. Là haut ça ne sent pas bon. On prend la décision de finir notre acclimatation sur un petit sommet de trekking juste derrière le camp de base. En 2001 avec Christelle, Suz et Ludo nous avions fait une jolie ascension sur un sommet de 6200m. 

Depuis ce sommet de trekking on découvre la face sud du Dhromo. Le pilier sud est vraiment tentant. De retour au camp de base notre motivation se focalise vers cette face. Protégée des grands vents du Nord Ouest on sera nettement mieux que dans les grands vents qui balayent la face Nord du Kangch. 

 

Après un portage au pied de la face et 2 nuitées sous la face pour finir notre acclimatation, nous redescendons nous reposer au CB. Cette année l'ambiance est particulièrement cool au CB. Mon ami Pemba est resté au CB. Après l'accident au Manaslu il ne veut plus grimper, mais je crois qu'il aime encore vraiment la vie en expé. Il n'est pas prêt à se résigner à être un patron d'agence assis dans son fauteuil de cuir à Kathmandu. Je le comprend vraiment. Dorjee, le cuisinier fait des prouesses. Steak de Yack, Pizzas, Gâteaux tout ce qu'il y a de plus classique comme nourriture d'expé au Népal. Mais le plus vient de sa manière de préparer : le top du top! Et puis l'abricotine et les framboises à l'eau de vie ont permi de faire glisser tout doucement les gâteaux tunisiens ;-)

 

Le 26 novembre, le réveil sonne à 3h45. Il fait presque doux dans la tente. J'ai tellement le souvenir d'un réveil givré pour le départ pour le sommet que celui la me semble facile.

La suite ne peut se raconter qu'en images : une journée parfaite. Une ligne unique. Des longueurs qui grimpent sans être dures. Une belle cohésion entre nous.  

16h, le jour commence à baisser. Dans une heure il fera nuit noire. Nous sommes en hiver. Il faut anticiper sur la longue descente en rappel. Je m'échappe sur l'antécime en fuyant le système de goulotte pour rejoindre l'arête de droite. Mais je comprend qu'il est temps de descendre, que les 1000m de rappels à équiper seront un bon morceau pour la petite équipe. Sage décision, le soleil disparaît au bout d'une longueur et les frontales sont de sortie rapidement. Rappels sur pieux à neige, rappels sur abalakof, rappels sur cordelette autour d'un bloc, le tout dans la nuit noire.....à 23h nous arrivons à la tente!

MERCI CELINE, ANNE-FRANCOISE, REGIS et CHRISTIAN de nous avoir fait confiance pour cette expé. Merci pour votre enthousiasme, votre envie d'aller là haut. Pour la coinche vous avez 2 ans pour vous entrainer !!! Rdv au Gurlamandata !!!

Merci Mamat d'avoir été là. J'adore !!!

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Portage en direction du Gimigela

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Le Dhromo en arrière plan

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Tente mess au CB. Pemba et Dorjee en doudoune jaune. 

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Ivresse de l'altitude !!!

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Approche du Dhromo

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Mr Maurel qui adore les lyoph !!! il ne mangeait que çà !!!

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Ca se voit pas sur mon visage pourtant le duvet Millet trop bon !!!

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Et Mamat tu penses à qui en faisant ce coeur !!!

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Les pentes de pénitents

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Au pied de la goulotte

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Première longueur

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Quelques passages de mixtes

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Des relais conforts

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Quelques barrières à franchir

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Et toujours au soleil

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y'a un peu de gaz. 

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Ca grimpe parfois. 

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Les pentes sommitales

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encore une petite goulotte

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Fin de l'histoire....

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Il fait nuit...ilfaut rentrer.

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Tchao Dhromo ........

 

PS : au retour en France, nous avons découvert que le maestro Doug Scott avait gravi le pilier juste à notre gauche. 2 Slovènes avaient gravi la goulotte. 

 

 

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 08:28

Petit retour sur les journées de trekking pour rejoindre le camp de base du Gimigela. 

Cela peut paraitre surprenant mais je n'aime pas marcher !!! Non vraiment pas. Je n'aime pas ces journées en forêt ou l'on monte et l'on descend, ou l'on est enfermé dans un fond de vallée. Et pourtant cela fait juste 26 fois que je viens au Népal. Allez comprendre !!!

Pour rejoindre le camp de base du Gimigela il ne faut pas moins de 8 jours. Dont 5 avant de sortir de la forêt et atteindre l'altitude de 3400m et le village de Ghunsa.

Avant hier je discutais avec Paul Robach. Il avait fait une belle tentative sur la face Nord du Jannu en 1996 en compagnie de Pierre Rizzardo, Robin Molinatii et Xavier Cret. Mais à cette époque il fallait 15 jours de marche pour rejoindre Ghunza !!!

En rentrant de l'expé au Gimigela en 2003 je m'étais promis de ne pas revenir dans cette région. Trop loin, météo incertaine...mais voilà le coup de téléphone de Céline Mariethoz il y a 1 ans m'a fait changé d'avis. L'idée de revenir sur ce sommet pour finir la voie que l'on avait commencé avec Ludo Challeat, Fabrice Priez et Jean Marc Genevois a germé au fond de moi. L'envie de fermer la boucle mais aussi de rendre hommage à ces 3 amis disparus.....

Pour cette année j'ai fait le choix de partir tard en saison. L'envie d'une météo stable m'a fais opter pour le mois de novembre. Banco nous avons eu 35 jours de grand beau. 

Alors voilà pourquoi nous nous sommes retrouvés une petite équipe de 6 grimpeurs et 2 trekkeurs, le mercredi 6 novembre à Katmandu. Céline, Anne, Régis et Christian forme le team grimpeur. L'infatiguable Mamat fait partie aussi de la dream team. Et ses parents sont là pour découvrir le Népal et ses hauts sommets. 

Par un vol longeant l'himalaya d'ouest en est nous avons rejoint la petite ville de Badhrapur. A l'arrivée chaleur, moiteur sont au rendez vous. Badhrapur se situe dans les plaines à seulement 150m d'altitude. Quel vol !!! On découvre tous les sommets de la Rolwaling, de la vallée de l'Everest, de l'Arun vallée, du Makalu pour enfin apercevoir les sommets du Kangch. La saison d'automne a du être bien enneigée.

10h de jeep nous permettent de rejoindre le petit village de Tapeljung. En 2001 nous étions venus en 31h de bus depuis Katmandu !! Les bancs du bus étaient en bois....

Mais ce trajet pour rejoindre le début du trek est unique. On découvre toute la complexité des accès au Népal. La route remonte doucement les contreforts de l'Himalaya. Les rizières font place aux champs de thé aux alentours d'Ilam. Parcelle de terre où les rangs de thé s'alignent au gré des courbes de niveau. Ici la vie s'organise autour des 2 récoltes par an. Pemba, mon ami de tout temps au Népal m'explique qu'il a acheté 2 champs de plantations. Sa femme est originaire d'Ilam. Il aimerait vraiment venir d'installer là pour ses vieux jours.....  

Tapeljung, petit village du bout du monde. Mais aussi village de transition entre le monde moderne où tout est transporté en camion ou le téléphone portable fonctionne encore et le monde rural et agraire ou la force humaine permet encore de tout porter à dos d'homme. Ici transite tout ce qui est importé et exporté dans les villages nichés au fond des vallées.  

On retrouve notre petite équipe avec Dorjee comme cuisinier, et ses d'aides ainsi que les porteurs qui vont nous accompagner pendant 32 jours. Pemba a géré la logistique d'une main de maître pendant tous ces jours. Il n'a pas hésité à embaucher des jeunes. Le jeune Nima l'a accompagné pendant toute cette saison d'automne. Son enthousiame, sa force nous font présager qu'il ira surement haut un jour. Dorjee est le maître de la cuisine. il aimerait venir un jour travailler dans un refuge des Alpes en été comme font bon nombre de népalais.

Les journées de trek vont lentement (trop lentement) se dérouler. On remonte cette profonde vallée jusqu'à l'embranchement de Sekatum. Les villages font place aux petites fermes disséminées à travers les champs. La saison des récoltes est finie. On ressent un relâchement avant les premiers labours. Après Sekatum, on commence à gagner de l'altitude pour rejoindre Amjilosa. Hameau perché à flanc de montagne il est la transition entre le monde Indouiste et Bouddhiste. Dès Gyabla on voit apparaitre les premiers Chortens, les moulins à prière et les murs de manilles. Ghunza est le village important de cette vallée. Il est beau, les vielles fermes ont peu changé en 10 ans. Je retrouve la petite lodge où nous avions fêté les 32 ans de Ludo (souvenirs...souvenirs).

C'est aussi à partir de cette altitude 3400m que l'attention pour l'acclimatation devient importante. Marcher doucement...se protéger du froid, de la poussière pour ne pas irriter les bronches, boire beaucoup et surtout rigoler en jouant aux cartes. Expliquer à Céline que l'on ne coupe pas quand on a de la couleur dans son jeu -;)...Bref une dure dure vie que ces jours-là !! Qui plus est, comme nous sommes sortis de la forêt, que les montagnes ont fait leur apparition, la motivation contemplative est au paroxysme !!!!

Kangbachen et sa vue sur la face Nord du Jannu !!!!

Lonak et sa vallée qui remonte au Tibet donnent des envies d'exploration... 

Et enfin Pangpema où l'on découvre le Gimigela !!!

La suite pour la partie altitude dans un autre article.

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Petite ferme accrochée à flanc de montagne

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Le nom de la compagnie ne s'invente pas...on est bien au Népal

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Le Jannu sur la droite - Le Kangchenjinga à droite

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pose lecture à Amjilosa

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Petite lodge - on est loin des hotels de la vallée du Khumbu

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Gyabla, on plonge en pays sherpa

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Ghunsa, le dernier village de la vallée

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la face Nord du Jannu à droite - théatre d'exploit unique

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la face N au coucher de soleil

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un sommet inconnu

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Lonak, les dernières bergeries

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Au fond le Népal Peak

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Mister Pemba

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pose déjeuner - frite ketchup !!!

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le Gimigela que certains appelle : "ji vais mais ji mi gèle pas les mains"

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la fine équipe au camp de base

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      le sommet qui nous tente........

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 07:01

Demain départ pour l'expédition au GIMIGELA 7350m.

 

Mamat est déjà à Kathmandu pour faire toutes les formalités administratives. 

Il est arrivé samedi avec ces parents qui nous accompagneront pendant tous le trek d'approche au camp de base. Puis ils rentreront pas le trek qui passe au camp de base sud du Kangchenjunga. 

A Kathmandu la saison des expés semble se terminer. Cet automne fut exceptionnel malgré une météo plutot difficile. Mais la pugnacité de certains a permis de grande réussites : à la face sud de l'Annapurna par Ueli Steck puis par Yannick Grazziani et Stéphane Benoist puis au Gaurishankar par le gang de 4 Pierre Labre, Mathieu Detrie, Mathieu Maynadier, Jerome Para. Un grand bravo à eux. 

Pour moi ce sera un départ avec tous le groupe demain. 

Au final nous sommes 2 cordées de 3. 

Céline, AnneFrancoise, Régis et Christian sont de la partie.

Le suite depuis KTM. 

 

exp hor gimmigelaexp ver gimigela goulotte jean 2

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 15:59

Avec Mamat et Simon, l'année prochaine nous partirons sur 6 expéditions :

Voici les différents projets :

GROENLAND 

Une traversée unique sur la cote Est du Groenland. Nous rallierons les villages Inuit de Kulusuk-Sermilaq et Kummuit en ski de randonnée. 8 jours de traversée et 8 jours de ski "sacs légers" sur des sommets.  

Dates : 8 au 27 avril

Départ garanti il reste 4 places

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Shishapangma 8046m :

En 1996 j'ai eu l'occasion d'aller au sommet du Shishapangma. Ce fut une expé extraordinaire. 

Cette année nous repartons sur ce sommet en septembre

Date : 30 aout au 8 octobre

Inscription en cours

 1209 Tentes ShishaItineraire Shisha

Yebokanjat 7068 m :

      Sur l'itinéraire de la voie d'ascension du Shishapangma, un joli sommet de 7000m permet de franchir la barrière des 7000m

Date : 30 août au 28 septembre

Itineraire Shisha - Vue 3D

 

Géorgie du Sud :

En 2007 nous avions fait la traversée Schakleton sur l'ile de la Géorgie du sud. Cette année nous y retournons pour skier les superbes sommets du sud de l'ile.

Dates du 20 septembre au 26 octobre

Il reste 2 places

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Kanjiroba : ce projet n'est pas sur. Il faut que j'avance sur cette idée. 

Un sommet du Dolpo au Népal. 

Dates : du 15 septembre au 15 octobres

 

Fitz Roy :

Ascension de la voie Franco Argentine

Dates 1er au 21 décembre

Départ garanti Il reste 2 places

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:25

Il nous reste un peu moins de 2 mois avant le départ pour l'expédition au Gimigela 7350m. 

Ce We nous en avons profité pour finir la préparation : choix de matos, choix de nourriture et parler un peu de la statégie. 

Gravi pour la première fois en 1994 par son arête Est, le Gimigela également appelé Twins est un sommet encore peu connu. Il totalise pour l’instant 3 ascensions seulement : la route que nous envisageons est une nouvelle voie sur le versant Sud, face à l’immense face Nord du Kangchenjunga…

En 2003 j’ai fais une tentative sur ce sommet. Nous avons ouvert la partie la plus technique de l’itinéraire. Malheureusement des chûtes de neige importante nous ont empêché de finir la voie. 

Cette année nous partons en petite équipe : Christian, Céline, Anne et Régis font partis du team. Mamat complête l'équipe.   

L'idée est de grimper en technique alpine jusqu'en haut.

Voici quelques photos du projet et du We de préparation :

exp hor gimmigela

Le Gimigela vu depuis Pangpema

exp hor gimmigela Scott

L'itinéraire envisagé

exp ver gimigela goulotte jean 2

En 2003, dans la partie technique

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Un peu de neige sur l'arête des Cosmique ce WE

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Anne, qui malgré sa taille ne force jamais !!

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Régis, il adore le mauvais temps. En espérant que l'on aura pas çà au Gimigela

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Céline, aura t'elle froid au mains à 7350m. En tous cas ca jour là pas du tout !!!

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Christian, l'homme au 5 sommets de plus de 8000, et Carole

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Et le Mamat dans le rôle du second. "trop bon d'être emmené, c'est tellement rare"

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 04:10

Alaska the last Frontier !!!

Le monde ou les hamburger sont presques aussi grands que les pizzas européennes.

Le monde ou tout est gigantesque : les voitures, les rues, le tour de taille des filles (!!!), l'accent américain. La plus part des calandres des gros 4x4 ressemblent à des gueules de baleines. La moindre cylindrée titre dans les 5litres. A Anchorage pas de ruelles, pas de vieille ville. Il n'y a que des larges rues. Chaque magasin ressemble plus à un hyper marché. Pas de terrasses pour prendre un verre. Soit on boit un coup à l'intérieur du "fast food" soit assis dans sa voiture. 2 populations se cotoient au quotidien. Celle qui mange, se goinfre à longueur de journée, se déplace uniquement en 4x4 même pour aller pisser. Faut dire qu'il est difficile de résister quand on voit les rayons de supermarché. Et celle qui court, explore l'immensité de l'Alaska, ne mange qu"organique", parle en permanence de nature, ski, montagne, VTT...

 

Mais je crois que ce qui est avant tout incroyable dans cette région du monde, c'est la nature et les montagnes. On ne mesure pas au premier coup d'oeil ce monde "wild". Mais si l'on a la possibilité de survoler grace à un petit avion, on découvre que tout est sauvage. 

 

L'idée de cet expédition était d'aller gravir le mont Denali 6194m). Le Denali c'est un peu le Mont Blanc de l'Amérique du Nord. En moyenne plus de 1500 personnes veulent le gravir chaque année. Donc rien d'exceptionnel que d'organiser une expé sur ce sommet et qui plus est sur la voie dite normale : le "West Butress". 

Mais pour cette expé j'étais sans client. l'union international des associations de guides (l'UIAGM) a voulu organiser cette expé en rassemblant 12 guides de nationnalités différentes dans le but de :

- mettre en commun nos compétences pour guider en haute altitude

- travailler sur un manuel de recommandation destiner aux guides pour travailler en haute altitude

- montrer au autorités qui gèrent le parc du Denali la qualité et les compétences des guides UIAGM. 

Nous étions : 1 péruvien, 1 bolivien, 1 espagnol, 1 allemand, 1 suisse, 1 autrichien, 1 népalais, 1 japonais, 1 français, 1 polonais, 1 anglais, 1 américain. 

 

Ce que je retiendrai de cette expé :

 

- une superbe entente entre tous. Une vraie envie d'évoluer ensemble.

- la gestion des ordures et des déchets dans le parc du Denali est vraiment un modèle. Malgré les 1073 personnes qui étaient en meme temps que nous, la montagne est propre. C'est indéniable que la mise en place des CNC qui oblige à ne pas chier n'importe ou mais chier dans dans des sacs biodegradables puis de les jetter dans un crevasses fait que les camps ne sont pas joncher de merde comme on le voit au pied de la face sud de l'Aiguille du Midi en fin d'été. 

- Le travail des guides américains sur cette voie ne fait pas rêver. Leur clients ont souvent aucune expérience du cramponnage se sont souvent des personnes très physiques et motivés. Au cours de l'ascension les guides leur apprennent à cramponner, utiliser le matériel pour évoluer sur les cordes. Et surtout ils mettent un temps incroyable pour gravir le sommet le dernier jour. En moyenne entre 12 et 18 heures aller/retour depuis le camp. C'est suréaliste et surtout cela fait appel à une abnégation de sa personne pour le guide qui m'impréssionne.

- les guides qui travail pour les agences locales sont des ouvriers comme dans une usine de montage. Il faut comprendre que seulement 6 agences et 1 ecole on le droit de faire du Business sur le Denali. Faire du Business c'est commercialiser l'ascension de cette montagne. Ce business il est dans les mains des gérants d'agence. La finalité pour eux est bien avant tout mercantile. Ils embauchent des guides. Et pour garantir une equité dans la qualité de service, ils imposent au guides des règles très très précises. Le guide n'a pas ou presque pas d'interprétation personnel de l'ascension. Il ne fait que suivre ce qu'on lui dit de faire. Au même titre qu'un ouvrier de chez Renault serre des boulons le guide américain monte des sacs à patates sur le Denali. 

- Les possibilités sont immenses. C'est vraiment attirant de revenir pour aller grimper ou skier dans d'autres vallées plus sauvages. 

- Les pilotes qui nous posent sur les glaciers sont des as voir peut être même des demi-dieux !!!. Le dernier jour, après être revenu au camp de base, nous étions une centaine à attendre qu'un avion vienne nous chercher. Tous le monde espèrait pouvoir se faire récupérer rapidement. Lisa qui gère l'arrivée des avions au CB, gère aussi la liste d'attente. Les avions sont des Otters pour entre 4 et 10 personne, le pilote est seul au commande. Ce jour là, après 3 semaines de grand beau, la neige c'est mise de la partie. Le plafond de nuage était très bas. Peut être 30 mètres au dessus du glacier. Parfois la brume envahissait tout et la visibilité tombait à 50mètres. Les 2 premières journées ce sont passées à attendre mais sans succès de percevoir le bruit d'un hélice. Le lendemain après avoir passé 2 heures à damer la piste d'attérissage grâce aux skis, un avion à pu se poser et embarquer 8 personnes. Normalement sur la liste nous étions les suivants. La neige est revenu rapidement, nous avons remonter la tente. Puis une trouée c'est dessiner, l'espoir est revenu, vite nous avons tous plier. Peine perdu, la neige est revenu. Après 3 espoirs à démonter puis remonter la tente, sur le coup de 9h du soir nous n'y croyons plus. Il est temps de se glisser dans les duvets. Et là d'un coup le pilote à trouver les percée entre 2 nuages. Comment à t-il pris la décision ? Dans ce monde américains ou tout est synonime de sécurité avec pleins de code à suivre comment est il possible cette liberté. Je suis impressionné. Pas par le geste car je suis incompétent, mais par la volonté du pilote de rester à tourner à rond au dessus des glaciers pour chercher la faille. Bref chapeau bas pour votre ténacité, votre engagement, et surtout votre sympatie.

 

Place aux photos : 

Vous pouvez aussi jeter un coup d'oeil sur toutes les photos en clicant sur :  Ascension du Denali Ascension du Denali

 

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La face sud du Denali avec la sortie de l'arête Cassin. Ouverte par Ricardo en 1976.

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      Ca c'est dit !!!

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Oh mais que fait il là lui ?    

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      Comment chier dans la nature ? un vaste programme à approfondir lors d'une thèse

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l'immensité au rendez vous.    

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      Le Denali et son approche

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la piste d'attérissage.     

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      Notre taxi

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      C'est partis pour une longue remontée de glacier. Les skis sont un avantages. 

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      Camp à 3500m

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Cuisine 4* - Farmer le guide américains à fait les courses - On ne manquera de rien.    

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Fait trop chaud au soleil     

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      Farmer aux commandes 

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Ca fait rêver cette queuleleu !!!    

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et celle là vous en pensez quoi ?    

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Mr Foraker en arrière plan. Petite pensée à Sue Not disparue en sortant de Infinity Spur. Nous nous étions croisés au Kamet.     

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      Peu de temps avant d'arriver à 4300m. 

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      Briefing jounalier. Leur du travail studieux 

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      Le commanditaire de l'expé

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Photo officiel, de gauche à droite : Farmer (américain) Walter (autrichien) Andreas (Suisse) Terry (anglais) Raoul (espagnol) Chris (allemand) Pawel (polonais) Aristza (peruvien) Kenny (japonais) Jean (France) Aldo (Bolivien) 

et accroupis : Tsering (népalais)

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short rope    

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longue rope. bof bof    

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En dessous de moi le "medical camp" à 4300m

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2 grimpeurs qui arriveront tard au camp    

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Des murs de neige pour protéger de la tempête qui ne viendra jamais pour nous    

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      météo exceptionnel pour le jour du sommet

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arrivée au sommet    

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      Grace à une superbe météo et une bonne acclimatation tous le monde à pu faire le sommet. 

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toute la bande au repos à Talkeetna.

Vous pouvez aussi jeter un coup d'oeil sur toutes les photos en clicant sur : Ascension du Denali Ascension du Denali  

MERCI A TOUS

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 11:38

Nous voici rentré de l'expédition au Langtang Ri. 

Voici un petit résumé de ces 34 jours passé au Népal : 

Pas de sommet : la conclusion de la tentative le 27 octobre. Et pourtant la météo fut plutôt clémente avec nous. 

Après une phase d'acclimatation sous un grand soleil nous sommes redescendu pour 2 jours au camp de base. 

50 à 60cm de neige sont tombé pendant ces 2 jours. Quand nous sommes remontés le plateau entre le camp 1 et camp 2 était un enfer. On avait de la neige jusqu'au ventre. Par contre l'arête orientée sud à vite purgée et stabilisée. Ce qui nous a permis de faire un tentative. 

Partis vers 3h du matin, le jour nous rattrapé vers 6400m.C'était une journée parfaite, sans vent sans nuage. 

L'arête à cet endroit est très escarpée. Alterne des passages raides en neige, des franchissements de corniches mais aussi de crevasses séparant les champignons de neige. Vers 8h on a butté sur un crevasse entre 2 champignons. Versant ouest les bords de la crevasse étaient très instables. Pour pouvoir la contournée il faudrait descendre dans la face qui devient verticale. Versant Est la crevasse est plus large et l'autre rive déversante.

Face à ces difficultés et les risques d'effondrement des bords de la crevasses nous redescendons. Une belle frustration de cette battue jusqu'à la pour cette conclusion. Car les efforts non pas été moindres. 

L'origine de cette expé était une envie suggérée par Paulo Grobel et qui ma trotté longtemps dans la tête . Mais voilà il n'est pas forcément facile de rassembler une équipe solide, motivée pour un projet comme celui ci. Il est plus facile de proposer un sommet de 8000m "batons télescopiques" ou tous le monde se suit à la queue le leu, ou l'esprit de découverte est supplanté par la course à l'altitude. Cet automne pas moins de 24 expés étaient sur le Manaslu. De rebondissement en rebondissement, d'ami guide en ami guide motivés pour venir découvrir, puis démotivés, d'inscriptions puis en annulations cette expé aura eu du mal à abouttir. L'équilibre financier était précaire et même si je ne cherchais pas à gagner de l'argent j'essayais au moins de faire la balance. A quelques semaines du départ quand sur les 4 derniers participants 2 m'ont annoncés qu'ils risquaient de ne pas venir j'ai failli jeter l'éponge. Partir grimper au chaud en famille !!!!!!!!!!!

Mais non finalement une seule des 2 personnes à annulées et nous sommes donc partis à 4. Marion, Régis, Charles Henri et moi.

Pour les sous c'est une autre histoire. On verra au retour..........

L'envie était multiple autour de cette expé. D'une part c'était de découvrir cette vallée du Langtang que je ne connaissais pas mais aussi d'aller chevaucher cette crête frontialère sur une arête peu connue. Les seules récits d'ascension que l'on avait étaient en Japonais et les autres n'indiquaient aucunes informations.

En remontant de Saybru Bessi, lieu de départ du trek, au coeur du Langtang, nous parcourons tous les étages de la végétations. Autant le dire je déteste marcher mais surtout dans les forêts humide. Pas de vue, un chemin qui monte et qui descend, des escaliers interminables...bref j'adore allez vite sur ces moments là pour me plonger dans le monde minéral au delà de 3000m. Heureusement rapidement on sort de la Forêt pour rejoindre Kiangin Gompa situé au pied du Langtang Liring.

En 2 petite étapes nous rejoignons le bord du glacier et la fin du monde verdoyant. On plonge sur un des glacier les plus pénibles que j'ai remonté. Des kilomètres de moraine. En traversant le village de Langtang nous avions rencontré un porteur ayant été au camp de base. Après plusieurs tractation il accepta de venir avec nous pour nous indiquer son emplacement. J'avais quelques doutes qd il nous affirma que le CB était à 5h de marche de Morimoto BC alors que sur la mauvaise carte la distance représentait plus de 2 étapes de ce que peuvent faire des porteurs chargés à la montée. En effet après 5h, il me montra un emplacement sous des pentes ou régulièrement des pieres tombaient mais surtout encore bien loin de la montagne. Ce soir là nous nous sommes posés comme on pouvait entre 2 moraines. Un camp vraiment moisi. Le lendemain avec Galou notre "high altitude worker" appelé plus communément "sherpa" je suis partis en direction du pied du Langtang Ri pour trouver un meilleur camp de base.  Gagné. Un bel emplacement nous attendait. Safe, ensoleillé avec un petit ruisseau entre 2 lames de glace.

S'en suit une semaine d'exploration sous forme d'acclimatation. Si il est vrai que grâce à Google Earth, il est plus facile de se faire une idée de la topographie avant de partir, il n'empêche que les surprises sont encore bien présentes quand on part dans ces régions presque jamais fréquentées. J'avais imaginé remonter le glacier principal pour rejoindre le col Tillman. Mais du camp de base il parraissait plus évident de remonter à un premier col en zigzaguant entre les différents relief puis en prenant pied sur un glacier plat. Pas de chemin, pas de cairn. Tout à l'intuition. A droite oui, a droite encore ? pourquoi pas ? Pour monter sur le glacier un mur d'une cinquantaine de mètres nous impose de poser une corde qui nous permettra de faire des aller et retour facilement.

Le camp est installé vers 5675m. Le regard commence à se porter sur la face sud du Shishapangma. En 1996 j'avais gravit sa face Nord. Le lendemain je file reconnaitre le début de l'arête pendant que le reste du groupe retourne chercher des affaires laissés au pieds du glacier. Ce jour là je découvre que le début de l'arête n'est pas si proche. Il faut franchir un premier col pour redescendre d'une centaine de mètres de l'autre coté et traversée sur un kilomètre un plateau. Le vrai col Tillman se trouve au bout. Le début de l'arête est raide mais sans difficultés. Vers 6200 on trouve un superbe belvédère pour poser le camp. Vite retour au Camp 1 pour retrouver tous le monde. 

Le lendemain on monte tous dormir au camp 2. J'en profite l'après midi pour monter repérer au dessus. L'arête se redresse et une section de 100m à 60° est pénible. Le lendemain avec Galou nous montons à 6400m pour poser une corde qui nous permettra d'accéder à la partie champignons cornichés.

Retour au camp de base pour un repos mérité. Il se met à neiger. la suite vous la connaissez.

Ce que je retiendrai :

- Une expé ou l'alchimie petit groupe, exploration, fonctionne bien. Mais chacun doit donner beaucoup pour le collectif. Personne ne peut se retrancher dans son coin. 

- j'adore c'est esprit de découverte ou chaque jour tu cherches ton chemin. Rien n'est tracé à l'avance.

- Une arête est plus esthétique qu'une face. On se sent moins écrasé, le regard porte loin. 

- les faces sud transforment vite en Himalaya. 

- les retours sont toujours durs. Particulièrement quand l'intensité de l'effort et la motivation à été forte. Savoir zappé, ne garder que le meilleur est parfois pas facile. On se laisse vite rattraper par les  

 

En conclusion si demain l'occasion se présentait de retourner sur ce sommet je n'hésiterai pas. 

 

Voici quelques photos. (voir aussi l'album)

 

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      Le sommet avec la longue arête vu depuis le Tillman pass

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Document sacré qui vaut cher !!!

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L'équipe : Marion - Régis - Charles Henri - Jean

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Métier à tisser dans les premiers villages

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om mani padme hum .............

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Le village de Langtang

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Intérieur d'une maison. Tous tourne autour du feu. 

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Bois et pierre j'adore. Si je pouvais j'aimerai une maison comme celle là.

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Giangin Gompa est aussi réputé pour son fromage de Yack. Ca ne vaut pas le comté du Jura ni le fromage Corse mais c'est pas mal

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Naya Kanga, un très joli sommet classé dans les trekking Peak !!! bien connu que l'on peut monter là haut en chaussure de trek

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Y'en a même qui un jour on dit que je n'étais pas capable de les reconnaitre !!!!!!!!! MERVEILLEUSES 

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Dernier petit coin de verdure. 

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Et c'est partis pour les tas de cailloux. Marion a adoré je vous en parle même pas. 

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Camp de base du Morimoto. Superbe. Au retour malheureusement une expé passée par là a laissé une partie de ses ordures. 

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Vu sur le glacier "moraine". Le camp de base est au milleu. 

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En montant au Camp 1 on commence à apercevoir la face sud du Shishsa (dernier sommet à droite)

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Camp 1. Tout confort. 

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La neige porte. tout roule. 

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En montant au camp 2. 

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Depuis le camp 2 vu sur un sommet surement jamais gravit à la frontière avec le Tibet

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The face sud du Shishapangma

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Vraiment beau celui là au coucher de soleil.

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Juste au dessus du camp 2 . Les 2 tentes sont en arrière plan. 

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La suite des vestivités

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Ca bosse !!! mais je me fais aussi très plaisir, trop classe.

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Il neige. Break de 2 jours au camp de base. 

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Le soleil est de retour. Petit dejeuner au soleil. 

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Galou me relai pour 20m. On a de la neige jusqu'à mi cuisse. 

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Sur l'arête en montant au camp 2 la neige porte. Nickel

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C'est partis pour le sommet. The day !!!!!!! grand beau

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Froid mais pas de vent. la suite est technique.

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Des couleurs de rêve

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Vivement le soleil

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passage fin et technique

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et un champignon. 

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La suite !!!

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Youp çà passe. Belle vue plongeante

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Relais sur un champignon. Y'a de l'ambiance. 

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No comment !!!

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Une vue exceptionnelle.

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Des longueurs comme on adore. 

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Beau relais suspendu. 

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Descente en rappel.

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Un peu fatigué le Jean. 

 

Merci à tous d'avoir donné autant d'énergie pour ces belles journées sur cette arête.

Réussir aurai été un gros must. Il faudra y retourner.C'est sur. 

 

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:44

Tout va toujours très bien pour la petite équipe! Acclimatation et moral sont au beau fixe ainsi que la météo, tous les ingrédients sont réunis pour une motivation à bloc..

Le Tillmann Pass, d'où la vue sur le Tibet est de toute beauté, a été atteint. Le camp 1 est installé à 5675m ainsi que le camp 2, à 6200m. Prochain objectif: passer deux nuits au camp 2 pour repérage de la suite qui s'annonce un peu compliquée en raison d'une arête bien cornichée. Puis selon les observations, la météo et la forme, ce sera tentative vers le sommet ou retour au camp de base pour repos et décision de la suite des opérations.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 16:26

Me voici donc pour la troisieme fois cette annee a Katmandu. 

En Janvier je suis venu pour aider a la mise en place de la formation des guides UIAGM. Je suis revenu en Avril pour gravir le Cholatse.

Cet automne, le Lantang Ri sera notre objectif. 

 

Ma quête des sommets sauvages, mon envie de découvrir une vallée dans laquelle je ne suis jamais allé m’a fait me tourner du côté de la vallée du Langtang.

 

Souvent synonyme de trek ou de petit sommet cette vallée est délaissée par les alpinistes voulant gravir des très hauts sommets. Proche de Katmandu, les sommets comme le Dorje Lakpa, le Ganchenpo sont souvent visibles depuis la terrasse d’un hôtel. 

Et pourtant au fin fond de cette vallée, à la fontière tibétaine, se situe le Langtang Ri. Ici c’est le monde du bout du monde. L’inconnu. En fin presque. En effet Tillman, grand explorateur est passé par là pour aller au Tibet.

Il nous fqudrq pas moins de 9 jours pour rejoindre le camp de base. De la un long glacier nous donnera acces au Tillman Pas. Puis par l'arete sud nous tenterons de rejoindre le sommet.

 

Comme ce printemps, nous sommes une toute petite equipe. Marion qui etait deja ce printemps dont on ne presente plus le nombre d'ascensions dans les alpes et dans le monde. Elle rentre de 1 mois et demi en Alaska. Charles Henri qui etait avec moi au Kula Kangri 7578m, au Kamet 7756m et au Shispare 7611m. Regis pour qui se sera la premiere expe mais qui a une liste de course importante dans les alpes.

Kami sera comme ce printemps le cuisinier avec son fils et un ami de son fils. Galou grimpera avec nous.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 05:45

Voici déjà quelques temps que nous sommes rentrés de l'expédition au Cholatse.

Et pourtant le blog n'est pas à jour !!!!

Est ce parce que cette expédition fut extraordinaire et que l'on avait besoin de prendre du recul ou alors est ce parce Marion a très bien raconté cette aventure sur son blog (http://www.ice-altitude.org/) et qu'il est difficile de faire mieux, ou peut être plus surement est ce parce que l'on est des boulimiques de la vie et que celle ci nous a emporte trop vite vers d'autres destinations.

 

Alors voici quelques lignes sur cette belle ascension technique, sur un sommet pas très haut mais très esthétique.

 

La veille de partir, dans les rues de Servoz, avec Simon je croise Bruno Soursac, copain guide avec qui je travaille à  l'ENSA l'été. Je tilte sur le fait que Bruno avait mis au point il y a quelques années des ailettes pour ses piolets Nomic pour gravir la meringue givrée du Cerro Torre. La même semaine Philippe Batoux qui avait fait la face N du Cholatse en 1995 me rappelait que l'usage des pelles comme piolet pouvait être un très bon joker quand la pente avoisinait les 80/90° de raideur et que les piolets n'étaient d'acune aide dans la semoule. Bref on file récupérer ses ailettes qui au final auront fait un beau voyage mais pas touché la neige.

 

Cela faisait 12 ans que je n'étais pas revenu dans la vallée du Khumbu. A cette époque je m'étais promis de fuir cette vallée où se concentrait une grande partie des touristes du Népal. Les lodges bondées où l'acceuil rivalise avec les plus mauvais refuges de la vallée de Chamonix. Cette année peu de surprise, le développement s'est accéléré, toutes les lodges ont presque le Wifi. Les boulangeries de Namche Bazar sont devenues de vrais petits havres de repos. Et pourtant les porteurs sont toujours aussi mal vétus, le tarif journalier toujours aussi bas ramené au prix du Dal Bhat. Chose surprenante ils sont tous pendus à leur portable. Les villages ont du augmenter leur production d'électricite pour recharger tout cet électronique.   

 

J'adore quand on passe l'altitude 3500m. C'est l'altitude ou l'on sort de la forêt, ou le regard peut commencer à se porter loin, découvrir les sommets et glaciers. Après une saison de ski de randonnée chargée, pas de soucis pour l'acclimatation. Simon en profite pour aller s'acclimater avec Marion, Gillou et Pierrick pendant que moi je file trouver le camp de base avec les Yack Man et les aides cuisiniers. Je passe 2 jours seul au CB. Au programme installation mais aussi repérage de l'accès au glacier. J'en profite pour faire un portage.

 

Toute l'équipe se retrouve au camp de base. Il faut choisir une stratégie d'ascension. Yan le routeur météo nous prévoit une semaine plutôt très belle avec des montées de cumulus l'après midi.  Après un portage au glacier on décide de partir pour 4 jours en altitude afin de parfaire l'acclimatation mais aussi d'aller reconnaitre la tour de rocher. En effet depuis le camp de base il est difficile d'imaginer l'itinéraire. On comprend assez facilement que depuis l'arête de neige une longueur technique permettra de rejoindre un rampe compacte. Mais au delà c'est l'inconnu. Donc il faut monter.

 

Pour rejoindre l'arête de neige fine, le glacier est tourmenté. Au soir on trouve un petit emplacement entre les crevasses pour se protéger des chutes de séracs. Le lendemain Simon et moi partons reconnaitre les pentes pour rejoindre la tour de rocher. Voyant que l'on peut installer un très bon camp sur l'arête, on file rejoindre les 3 autres compères descendus récupérer du matériel en bordure du glacier. Le soir on se retrouve tous au pied de la tour.

 

Yan nous annonce une météo plutôt belle sans orage pour les prochains jours. En revanche, la semaine suivante semble être très tourmentée. On décide de rester en altitude. De progresser doucement pour ne pas perturber l'acclimatation et de faire une tentative. J'adore cette stratégie ou l'on s'adapte en fonction des conditions mais aussi de chacun. Savoir s'écouter pour forcer quand il faut mais aussi se reposer est la base d'une belle réussite. Tous les 4 on a fait tellement de voyages et courses dans les Alpes ensemble que chacun devine ce que ressent l'autre (en cumulé plus de 15 expéditions à travers le monde). Des moments de doutes, des moments ou l'acclimatation est plus dure alterne avec d'autres ou tout roule et s'enchaine avec facilité. 

 

Simon, le fin technicien, sort la première longueur de la tour avec une aisance surprenante pour cette altitude. Pour cette longueur difficile de se protéger. Le rocher est compact et recouvert partiellement de placage de neige sans consistance. Moral à bloc, imperturbable quand il part dans ces longueurs, SImon survole ces dalles presque verticales. Au delà par un système de vires zigzaguants versant sud, nous rejoignons  une grande rampe qui donne accès à la brèche derrière la tour. Gilou, le seul sumiter de l'Everest de l'équipe nous aide dans le répérage. Toujours aussi fort physiquement et moralement malgré ses années en Louisane et en Chine, Gillou est un vrai Sherpa en altitude. Toujours heureux d'être là.

 

Le soir on retrouve Marion et Pierrick. Demain on décide de déplacer le camp derrière la tour pour faire une tentative le surlendemain.  Chargés de gros sacs on remonte dans la tour. L'après midi Simon et moi on part poser nos 120m de corde au dessus du camp afin de gagner du temps le lendemain. Pierrick, Marion et Gillou installent le camp. Pas si facile sur cette brèche de poser 2 tentes. Sous la neige la glace vive impose de tailler pendant près de 2h.

 

Ce soir on change les rôles dans les tentes. Jusqu'à la nous avions fonctionné avec une grande tente pour 3 personnes ou l'on peut facilement se mettre à 5 pour manger. Simon et moi dormions dans une toute petite tente mono paroi à côté. L'avantage est de gagner en poids et surtout de tous manger ensemble.  Par contre pour ce dernier soir avant la tentative nous préférons se séparer pour être plus prêt du groupe afin de gonfler la motivation mais aussi anticiper sur tous les détails de l'ascension. Donc Simon dort avec Gillou dans la petite tente et moi je me glisse entre Pierrick et Marion dans la grande. On sait que ces heures d'attente avant de partir vers le haut peuvent être source de doutes, d'inquiétude. Il ne faut rien lacher et betonner tout : le choix des gants, chauferrettes ou pas, quelle nourriture à emporter, quelle heure de réveil...

 

3h - le réveil sonne. Petit thé, biscuit (j'adore les miam's !!!). Allez feu. Il fait encore noir mais comme l'éperon est orienté Ouest on ne peut apercevoir les lueurs au loin du lever de jour. Nous remontons les 120m de corde posées la veille. Puis nous voila partis pour un grand nombre de longueurs. On pensait avoir de la neige, mais au final on trouve de la glace vive soupoudrée de 10 cm de neige fraiche et sans consistance. Donc on bucheronne. Parfois la glace est si dure que l'on doit frapper les piolets pour les planter 5 fois. L'itinéraire assez évident dans le début le devient moins en montant. Je suis moyennement motivé pour aller me coller sous le sérac de droite et pourtant les zones de faiblesse dans la glace m'y poussent. Heureusement on arrive à se glisser pour rejoindre le bord gauche du sérac. La glace disparait et laisse place un neige polystyrène. Un vrai régal. En deux longueurs on se hisse sur le sérac puis sur la crète sommitale.

 

Il est 12h - Pierrick et moi avons le temps d'apercevoir l'autre versant mais déjà le cumulus nous envahit. On sort les doudounnes en attendant la deuxième cordée. Il neige mais pas de vent. Je décide de continuer en direction du sommet. Il neige de plus en plus. Après toutes ces heures à se battre pour trouver le meilleur chemin cela me semble pas concevable de faire demi tour. Finalement après un long moment, sur une antécime au bord d'un plateau, nous faisons demi tour. La décision est sage car toute la descente se fera en rappel. Aucune visibilité. Il sagit de ne pas rater l'endroit sur l'arête ou il faut basculer en direction du sérac. Rappel sur piolet puis on enchaîne les abalakov (lunule en glace). La fatigue se fait sentir et à 5 pour un rappel cela prend du temps. On arrive à la tente à la nuit tombante. Le sourire au lèvre de cet aventure vécue.

 

5h branle bas de combat. La météo annonce des orages violents en fin de matinée. S'agirait pas d'être sur la tour quand ça va péter. Les rochers sont recouverts de 15cm de neige fraîche. Nous passons un moment à nettoyer toutes les vieilles cordes retrouvées dans la tour. Envie de laisser cet itinéraire pour une ascension en style alpin. Que ce sommet ne devienne pas un Ama Dablan bis où se concentre une grande part de la débilité humaine. On sait que des agences proposent ce petit sommet car la vue est unique mais en nettoyant des vieilles cordes on espére que ça limitera les prétendants ou tout du moins ça les selectionnera. Vaste débat.

 

Le soir on se retrouve au camp de base après une belle descente sous la neige avec des bonnes cabines téléphoniques en guise de sac à dos. Maintenant reste à organiser le retour. Inévitablement on se laisse rattraper par les pbs à gérer :  trouver des solutions aux problèmes des voyages futurs, réfléchir à la logistique de l'expédition de l'automne prochain. Bref on ferme une belle parenthèse dont la motivation, l'envie et l'entente furent sûrement les principaux ingrédients. 

 

Place aux photos.

 

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Entrée dans le parc du Sagarmatha

 

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  Le pont pour monter à Namche et ses drapeaux de prieres

 

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  Namche Bazar. Plus beaucoup de bazar mais surtout des lodge avec le Wifi

 

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 Une demi heure plus haut le petit village paisible de Khumjung.  

 

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Le Thamserku se laisse dévoiler

 

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Les jeunes sont sur l'Everest, les plus anciens aux travaux des champs

 

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J'adoreeeeeeeeeeeeeeeeeeee......la coinche !!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

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Mister Yack ! La force tranquille au dessus de 3500m.

 

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Et voila l'itinéraire vu depuis Gokyo

 

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Le camp de base soupoudré de sucre glace au réveil.

 

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Le Sim qui n'a pas pu s'empêcher d'emmener ses chaussons. Ce qui fera le bonheur de tous. Toutes pointures garanties du 38 au 43 !!! 

 

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Bien de la corde sur ce glacier.

 

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Petit camp entre les crevasses

 

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Un autre bien plus confortable. 3 étoiles.

 

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Ca cogite dans la tête du boss. Impasse au 10 de coeur ou alors stratégie d'ascension ?

 

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Simon dans ses oeuvres. Il excelle.

 

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Vue depuis la tour sur le camp.

 

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Un petit peu de brouillard hisoire de...

 

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C'est parti pour une belle journée.

 

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Lumière bien froide du matin

 

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La Rolwaling au loin.

 

 

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Lever de soleil sur le Cho Oyu.

 

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Belle tour qui ne demande qu'a tomber.

 

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Et voila. Beau temps belle vue. On se croirait presque nul part.

 

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Ben là on y va mais on sait pas vraiment où.

 

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Bien fracassé mais le sourire encore.

 

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Le  gros Jean. Vive la doudounne.

 

 

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Le lendemain grand beau.

 

 

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Merci Kami pour tes gateaux mais surtout pour tout !!!!

 

 

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Et bien sur merci a Marion (à l'origine du projet), Pierrick et Gillou.

 

 

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